Les premiers à...

mardi 21 août 2012, par webmestre

Reflet historique
Le village de Saint-Stanislas vers 1931-1932
Lorsque la paroisse de Saint-Stanislas fut érigée en 1931, il y avait déjà plusieurs familles qui habitaient le village et les rangs. Ma famille, celle D’Honorius Robert, est arrivée en 1920 dans le rang de la carpe haut. Honorius avait acheté sa terre de François Gaudreault. Dans notre rang, il y avait Antoine Doucet et probablement quelques autres familles. Moi je suis née en 1921. J’avais eu 10 ans au moins d’avril 1931 et l’église a été bâtie du printemps à l’automne de cette même année. Il y avait du branle-bas dans le village.
C’était la disette et le gouvernement invitait les gens, même ceux des villes, au retour à la terre car il n’y avait pas de travail. Il donnait un peu d’argent pour défricher ; une terre ou deux selon le nombre d’enfants, une couple de vaches, un cheval et des poules. C’était le strict nécessaire et le colon s’organisait. Pour garder sa terre et avoir l’octroi, il devait faire une acre de terre par année. Mais je vous assure que ce n’était pas bien gros. Ceux qui savaient s’administrer pouvaient s’en sortir, mais ce n’était pas sans misère.
Les affaires et la pratique religieuse se faisaient à Mistassini et par la suite, il y a eu une église à St-Eugène. Pendant 3 ans, les gens de Saint-Stanislas pouvaient se rendre à St-Eugène venait faire la mission de temps à autre à l’école du village. Cela donnait une chance à ceux qui habitaient le rang de la Trappe.
Au printemps 1931, un beau dimanche le curé était venu dire la messe dans l’école du village. Après la cérémonie, les hommes avec le curé avaient mesuré le terrain et l’emplacement de l’église. Ce terrain avait été donné par le père Adélard Imbeau. Les hommes s’étaient mis à l’ouvrage avec leur gallon à mesurer et ils y allaient de tout cœur. Comme cela prenait un peu de temps, ma mère et moi étions allées s’asseoir chez Philippe Girard qui restait en face de la future église. Nous avions été bien reçues.
Les paroissiens ont d’abord construit l’écurie. Elle a servi pour la célébration de la messe en attendant l’église. Elle était faite sur le long et puis tout au fond, il y avait l’autel. Les bancs étaient sur le gravier. Les bancs et la cloche nous venaient de Val-Jalbert.
Avant que l’église soit terminée, une place avait été aménagée dans le sous-sol de la future église et l’abbé Jean-Baptiste Simard, le premier curé, y disait sa messe à tous les matins. Les gens étaient heureux d’avoir enfin leur paroisse. Les paroissiens travaillaient ferme et la première messe y fut célébrée en novembre 1931. Je me souviens que le bedeau venait de la ville et il était connu du curé.
Le bedeau jouait de l’orgue et organisait les chants. Il avait de belles qualités. Alphonse Rousseau fut le premier maire, mon père disait qu’il était bon.
Le premier magasin qui s’est ouvert à St-Stanislas était celui de Monsieur Henri Beauchesne. C’était un homme sympathique, généreux et charitable envers les gens de sa paroisse. Je pense qu’il a dû en faire du crédit. Il était le seul à avoir une auto dans le village. Lorsque les gens avaient besoin de se faire conduire, il le faisait avec empressement. Sa vie à Saint-Stanislas a été de très courte durée. Une pneumonie, cette maladie fatale l’emportait un soir de novembre 1931. Le service eut lieu dans le sous-bassement de l’église. C’était le premier adulte à mourir dans la paroisse et à être enterré dans le cimetière qui se trouvait du côté sud de l’église à ce moment-là. Le cimetière changea d’endroit plus tard.
La veuve Beauchesne par la suite, vendait son magasin à Héraclius Simard et allait s’établir sur une terre dans la trappe pour pouvoir faire travailler ses garçons et continuer à élever sa famille.
Le magasin d’Henri Beauchesne était du côté droit de l’église. En face de l’église, c’était la maison de Philippe Girard. Sa femme une Gauthier de St-Eugène une femme assez forte de taille, travaillait comme un homme. Tout près de l’école, une petite maison, celle de Louis Girard qui était le frère de Philippe. Ensuite au coin de la route, une autre petite maison qui appartenait à Roméo Desmeules, sa femme se nommait Juliette Fortin. Ils avaient deux enfants dont le plus vieux se nommait Vincent. Roméo était le forgeron de la paroisse. Les forges étaient en bas de la maison. De l’autre côté de la route, juste au coin, c’était Joseph Girard, le frère des deux autres. Il était là quand l’église a été construite mais je ne sais pas si cela faisait longtemps. La femme de Joseph se nommait Cécile Lecompte. Les Girard venaient de Charlevoix avant de venir s’établir par ici. En face de la route, c’était la maison d’Edmond Marcil et sa femme était une maîtresse d’école. Lui était cuisinier.
Un peu plus loin sur le même côté du chemin, il y avait la maison de Pierre Laurendeau. Il était menuisier. Sa boutique était en bas et il habitait le haut de la petite maison avec sa famille. Plus loin, il y avait la maison du père Alfred Marcil lui était veuf avec plusieurs enfants lorsqu’il est venu s’installer à St-Stanislas. Il venait de Normandin. Ensuite, la famille de René Boudreau terminait le village du côté droit de l’église.
De l’autre côté, il y avait le magasin de Victor Vézina. Il partait lui aussi de Normandin. Il avait laissé sa vie de cultivateur pour ouvrir un magasin à St-Stanislas. Ensuite la maison d’Idola Simard ; il avait une fille et un garçon qui ont tenu le Bureau de Poste, un bon bout de temps. Après la mort du père Simard, la famille partit pour ne plus revenir. Plus loin c’était une famille Rivard. Je ne les ai pas connus beaucoup, ils avaient une grosse maison à deux étages et un bon soir d’hiver, la maison a passé au feu. Ils sont partis pour ne jamais revenir.
Voilà ce qui me revient dans la mémoire quand je repense à mon village de Saint-Stanislas, vers les années 1931 et 1932.
Yvette Robert
Tiré : « Mes souvenirs d’enfance »
Par Yvette Robert Début de la paroisse de Saint-Stanislas fait en 2011


Provenance des premiers colons : Mistassini, Charlevoix
Géographie : Situé dans le canton Pelletier et le canton Latrappe, entre les rivières aux-rats et Mistassibi, sur une superficie de 159 km2
 

  • Le 5 mai 1931 : la paroisse se détache officiellement de Mistassini avec 106 familles et 560 résidents.
  • Le 24 novembre 1931 : Érection civile
  • Le premier arrivé dans le rang de la Carpe haut du long de la rivière de la carpe (aujourd’hui appelé Chemin Rousseau), M. François Gaudreault en 1900, et en 1901 il y avait 5 familles dans le rang et quelques citoyens sont arrivés de 1900 à 1935. Les familles Doucet, Lefèvre, Bussières, Labrecque, Duchesne, Marcil, Routhier, Lavoie, Robert, Villeneuve et Laprise
  • Résident dans la Carpe-Bas de 1910 à 1935, les familles Verville, Villeneuve, Laprise, Lecompte, Dion, Fortin, Dupéré et Bélanger
  • Du long de la rivière Aux-Foins (aujourd’hui rang Alphonse), sont arrivés de 1900 à 1935 les familles Rousseau, Perron, Tremblay, Pilote, Boivin, Dallaire, Marceau, Martel, Imbeault, Hébert, Coulombe, Germain Renou et Gagnon
  • Rang de la Trappe et rang 3 (Chemin Eden), les familles de 1915 à 1935 Gagné, Villeneuve, Dézelier, Doré, Simard, Fortin, Néron, Laprise, Thibeault, Matteau, Ouellet, Ferland, Tremblay et Caouette
  • Dans le rang 3 (Chemin Eden), les familles Girard, Lavoie, Beauchêsne, Tremblay, Brassard et Deschêsnes
  • Village (rue Principale), premier arrivé de 1915 à 1935, les familles Girard, Imbeault, Marcil, Théberge, Simard, Desmeules, Vézina, Laurendeau, Bouchard, Ray Hudon, Paradis, Robichaud, Gosselin et Marchand
  • Dans le rang 8 et 9 (rang Chabot), premier arrivé de 1915 à 1935, les familles Allard, Maltais, Boudreault, Baron, Lepage, Lavertu, Vézina, Chabot, Jobin, Chouinard, Bibeau, Caron, Perron, Caouette, Drapeau, Fortin, Bouchard, Dery, Brassard, Beaulieu, Hudon, Beauchesne, Proulx Fournier et Lajoie
 
Moulin à scie :
Premier : appartenait à M. François Gaudreault. Il fonctionnait à l’eau et il était installé le long de la rivière de la Carpe.
Deuxième : appartenait à Horace Girard, installé dans l’entrée du village de 1920 à 1935-40. Il a vendu à son fils Jos et Jas et il a eu une station de criblage d’avoine dans les années 1943.
Troisième : appartenait à M. Adelard Lecompte et il était situé à la Carpe-Bas (Chemin Rousseau)
 
 
 
  • Les premiers forgerons dans le village de 1925 à 1940 étaient Roméo Desmeules, Émile Lavoie, Adelard Hudon, Edmour Ray et Henri Bussières
  • Bureau poste : M. Idola Simard et le deuxième Adrien Vézina
  • Chauffeur de taxi : Adrien Vézina et l’hiver c’était en Snow et il a été le premier à avoir les autobus scolaire
  • Le pastillon : le premier était M. Alfred Hudon (dit Brode)
  • La Caisse Populaire en 1945 par M. Welley Thibeault
  • La première fromagerie était le long de la rivière Aux-Foins et appartenait à Théodore Martel environ vers 1920. Il est venu la reconstruire au village et après quelques années, elle a passé au feu et a été reconstruit par M. Daniel Guy
  • Les écoles de 1920 à 1930 étaient dans les rangs, dans des maisons privées. Ensuite, dans les années 1927-28, il s’est construit une petite école dans le village. En 1935, il s’est construit une autre école plus grande, ayant deux étages dans le village. En 1950, il s’est construit le grand couvent et les religieuses sont arrivées quand le couvant a été prêt.
  • En 1950-1951 : les 4 écoles dans les rangs ont été construites.
  • Les premières maîtresses d’école de 1930 à 1950 étaient Mmes Marie Sirois, Juliette Desmeules, Marguerite Bhéru, Marie Bherer, Cécile Perron et Germaine Bherer.
  • L’Église : construit par des corvées en 1931
  • Bédeau : premier M. Alire Robichaud, deuxième M. Lucien Paradis et le troisième M. Welley Thibeault
  • Premier baptême en automne 1931 : né le 24 mai 1931, M. Joseph-Nil Elléar Rousseau et née le 28 juin 1931, Gracia Marchand.
  • Premier mariage : le 24 juin 1931, M. Josep-Alfred Imbeault et Mme. Marie-Anna Imbeault
  • Premier décès : M. Henri Beauchesne le 11 novembre 1931 et Mme Marie-Rose Fortin le 24 juin 1931
  • Premier marguilliers de 1931 à 1956 : M. Arthur Fortin, Victor Villeneuve, Philippe Laprise, August Tremblay, Jos-Souès Villeneuve, Rosario Rousseau, Raoul Jobin, Joseph Routhier, Édouard Néron, Daniel Ouellet, Pierre Saurendeau, Wilfrid Villeneuve, Joseph Thibeault, Arthur Allard, Antonio Simard, Joseph Pilotte, Émile Lavoie, Onorius Robert
  • Premier magasin : M. Henri Beauchesne de 1927 à 1930
  • Deuxième magasin : M. Victor Vézina et Philippe Vézina en 1930
  • Première séance de conseil le 24 novembre 1931 à 10hrs a.m. Le Maire, M. Alphonse Rousseau, sec. très. M. Udéric Gosselin, les conseillers M. Arthur Baron, Pierre Chabot, Pierre Villeneuve, Omer Dion, Honoré Bussières et Onorius Robert de 1931 à 1933
  • Deuxième conseil : en 1933, le Maire M. Pierre Chabot, les conseillers M. Alfred Marcil, Antonio Rousseau, Honoré Bussières, Pitre Villeneuve, Conrad Bouchard, Louis Perron, sec. très. Idola Simard
  • L’électricité (courant) en 1946
  • Téléphone en 1946 : le premier à l’avoir c’est le presbytère et le deuxième c’est M. Louis Villeneuve parce qu’il était garde de feu dans la paroisse.
  • La traverse du village au rang de la Carpe (chemin Villeneuve), une route carrossable en 1936
  • Télévision : elle est arrivée en 1953 et les premiers à l’avoir dans le village sont M. Philippe Vézina, Adrien Vézina, Louis Girard, Arthur Martel et dans le rang de la Carpe-Haut (chemin Rousseau), M. Rosario Rousseau et Petit Rousseau
  • Dans la paroisse, il y avait des tas de métiers. M. Pierre Laurendeau était ouvrier (il faisait des cercueils), Edmond Bibeau était mason, Philippe Allard était plombier et Alfred Hudon était ouvrier.
  • En 1983, le presbytère a été vendu à un particulier et il y a eu des rénovations dans l’église (avancer le cœur de 20 pieds environ) et a fait un appartement pour le curé.
  • La première pépine sur un tracteur Ferguson Méridé Rousseau en 1948
  • La première auto était à M. Pierre Laurendeau dans les années 1949-50. 
Saint-Stanislas
Arrivés des premier colons : poussée avant-gardiste des colons de Mistassini et, à partir de 1930, établissement des sans-travail (mouvement pour l’établissement de chômeurs sur des terres). Dès 1894-95, il y a des familles qui s’installent dans les rangs Mistassibi et de la Carpe (aujourd’hui chemin Rousseau). Ces gens allaient à la messe chez les Trappistes au village des Pères. Dans le rang de la carpe, il y a eu des écoles et des moulins à scie, avant la fondation de village de St-Stanislas. Le pionnier de Mistassini, François Gaudreault a vécu à St-Stanislas sur le bord de la rivière à la carpe. Il y avait installé un moulin à scie.
  • Provenance des premiers colons : Mistassini, Charlevoix
  • Géographie : Situé dans le canton Pelletier et le canton Latrappe, entre les rivières aux-rats et Mistassibi
  • Date de fondation : Érigé en paroisse et en municipalité en 1931
  • Le 5 mai 1931 : La paroisse se détache officiellement de Mistassini avec 106 familles et 560 résidents.
  • Le 24 octobre 1931 : Érection civile.
  • Premiers maires : 1931-32 : Alphonse Rousseau
 1932-37 : Pierre chabot
 1937-41 : Alphonse Rousseau
Note : le premier maire de Mistassini en 1897 est François-Xavier Rousseau, habitant du rang Mistassibi.
 
Paroisse : Église et presbytère sont construits par corvées en 1931. Les déboursés globaux ont atteints 13 800 $, somme considérable en période de crise économique. Sanctuaire rural de style roman et canadien, érigé en bois lambrissé de tôle. L’intérieur reflète une sobriété de bon aloi. Dans les années 50, le curé Raoul Tremblay fait des agrandissements.
1977 : restauration et aménagement tenant compte de la liturgie nouvelle. Rénovations importantes à la fin des années 90 dont la pose d’un nouveau revêtement extérieur de vinyle. La fabrique a initié une campagne de financement ou elle a récolté 11 000 $. L’achat des matériaux s’élevait à 9 000 $ et les travaux on été réalisés bénévolement par des résidents en trois semaines (sous la supervision de l’abbé Camille Tremblay qui agit à titre de contremaître).
M. l’abbé Jean-Baptiste Simard, premier curé résident y célèbre la première messe (l’abbé Simard est nommé chanoine honoraire en 1950 et décédé en 1968). La paroisse se détache en 1931, mais l’érection canonique a lieu le 28 avril 1934 par MGR Charles Lamarche, évêque de Chicoutimi sous le om de St-Stanislas-Kaska en souvenir de la paroisse ou Mgr a été curé avant d’être nommé évêque à Chicoutimi. Les fêtes du 50e sont célébrées par MGR Couture en 1981.
Desservants : Lucien Savard, Mistassini, Joseph Bouchard, St-Eugène, Jean-Baptiste Simard, Albert Bergeron, Vilmond Talbot, Raoul Tremblay, Arthur Daniel, Lionel Bérubé Aujourd’hui, le curé est l’abbé Camille Tremblay
Origine du nom : Saint-Stanislas (paroisse où a œuvré Mgr Charles Lamarche, évêque de Chicoutimi
Écoles de rang : dans la maison de Thomas Boivin, de Jos Desbiens, de Parizeau. Coin du chemin Rousseau et chemin Gaudreault
Ancien nom : Colonie de la Rivière-au-Foin
Économie : ancienne Fromagerie Guy au village. Le bâtiment existe encore. Forge du village. Le bâtiment existe encore.
Électricité : installation dans les années 40 (milieu) avec le maire Rosario Rousseau et installation de lignes téléphoniques à la fin des années 40.
 
Notes de recherche de Josée Brassard, VVAP, MRC de Maria- Chapdelaine
 
 
Témoignages tirés du livre de l’abbé Arthur Donaldson
Rang de la Carpe : François Gaudreault et son moulin, mais ce dernier quitte dans les années 20. Ses filles demeurent dans le rang, l’une est mariée à Antoine Doucet et l’autre à Jos Lefebvre. On y retrouve aussi des Rousseau, Duchesne, Larose, Rondeau, Robert, Laprise …
Le poète Villeneuve habite dans le rang 8 et il venait de St-Prime.
Jos Lefebvre, p. 187
Il bâtit le pont des Pères en 1893. Prend des lots dans la carpe : dans le rang 6 et 7 (en 1894 probablement). Après sont arrivés Joseph Belley et Édouard Martel. Couture six mois avant lui. Ensuite Jos et Jules Laforest, Louis Bouchard, Jules Martel et Sandey Potvin. Le premier père desservant était le père François D’Assise. Ensuite, le curé Delay, un Français. Curés Bergeron, Tremblay et Renaud. Plusieurs Français sur le chemin- Trécarré de la Péribonka. (Bret, Arpin, fabre, Chevret, Besson). Ils ne sont pas restés très longtemps.
Mme Jos Martel, p. 279
Née à Charlevoix en 1891. Installé à 9 miles de Mistassini rivière-aux-foin. Il y avait les Rousseau et un Imbeault. Ensuite, il y a eu Ernest Tremblay, Ferdina Perron, frère de sa mère, Thomas Boivin et un Dallaire. Il y a eu une école dans leur camp. Allait à la messe chez les Trappistes.
 
M. Louis Perron, p. 284
Ses parents seraient arrivés en 1885-1897. Fils de Ferdinand Perron, de Charlevoix. Son père a travaillé à la construction de la ligne de chemin de fer. Le frère de sa femme, Thomas Boivin était monté ici. Les deux familles arrivent et restent dans le même camp. Les Rousseau sont arrivés l’année suivante. Trois familles : Rousseau, Boivin et Perron. Les gens de l’autre coté : Martel, Ernest Tremblay qui a acheté Jos Pilote. De l’autre coté : Abel Perron, Achille Moreau, Martel et Adélard Imbeault. Beaucoup de terres appartenaient encore aux pères. Son père et T Boivin sont les deux premiers à s’être installés à st-Stanislas, dans le rang de la rivière-aux-foins. Curé Delay, un français en 1895. De l’autre coté de la rivière, a été ouvert par les Bouchard et Alfred Gaudreault. Aussi Charles Desbiens, T. Imbeault et ti-jos Lemieux en bas des chutes. Plus tard, le bois était scié au moulin Déry (aujourd’hui à Mistassini). On allait à l’école dans la maison des Parizeau et on traversait en chaland. Le chemin fait à mains d’hommes longeait la rivière. Ensuite, les pères en fait long en partant de chez A. Rousseau avec un cotroi du gouvernement et on vendu leurs terres. D’autres familles sont arrivées : Abel P. Ernest Tremblay, Xavier Martel. Acheté des terrains d’Oscar Joli. Le coté de St-Eugène se développe et pas non faut de chemin
M. Wilfrid Villeneuve, p. 302
Arrivé de Normandin. Né en 1898. Il a 20 ans et va visiter la carpe mais n’aime pas ça. Tous s’entendent à dire que le bonhomme F. Gaudreault (barbe) n’était pas jasant. Sa femme ne voulait pas trop de voisin pour conserver le gibier. Sa femme est une Gagnon et demeurait là. Sa mère se remarie avec un Ross. Il y avait A. Rousseau, F. Perron. Une maison de colons abandonnée ou elle est allé à l’école. Ernest Tremblay, fromagerie à Théodor Martel, Jos Guillemette, Jos Guay et Ernest Imbeault. École 6 mois chez Thomas Boivin, ensuite chez Jos Desbiens. M. Villeneuve prend le lot 35 et un autre dans le rg 7 face à A. Laprise. Il y avait A. Rousseau, Willy St-Jean, Pierre Duchesne, Antoine Doucet, Jos Lefebvre et FG. Son père a eu un moulin qui a passé au feu mais n’ont pas rebâtit. La terre du moulin a été donnée à Ulric Villeneuve, feu en 1922 mais plus haut. Mémoires des anciens
Philipe Girard
J’ai été baptisé dans l’église de Ste-Agnès, le 5 janvier 1892, mon parrain a été Zamain Boudreault et ma marraine Joséphine Girard, elle était une sœur de mon père, Zamain Boudreault était pas parent avec nous autres.
Mon père s’appelait Joseph Horace Girard et ma mère Laure Tremblay, mon grand-père s’appelait Louis Girard et ma grand-mère Marie Harvey.
Mon grand-père se serait installé dans le rang Ste-Philomène de Miscoutine qu’on appelle encore ce rang là, mais à ce que j’ai dit, mon père qui se trouvait mon arrière grand-père, aurait été élevé dans ce rang-là.
Mon grand-père avait des frères et des sœurs. Il y avait Charles, Phirin, il avait une sœur aussi mais je ne pourrais dire son nom, bon là je me rappelle de son nom, c’était Alma, je l’ai connue. Louis mon grand-père était marié à Marie Harvey, de Ste-Agnès. Charles, ah, c’est de valeur je me rappelle pas du nom de sa femme, il demeurait au petit lac, on est passé par là en allant à N.D. des Monts. Phirin je vous dirai franchement que je ne l’ai pas connu. Alma était mariée à Elzéar à « Galisse », c’était un sobriquet c’était un Lavoie, ça devait être pour le reconnaître d’avec un autre Elzéar.
J’ai bien connu mon grand-père Louis, il est mort il approchait 80, sur sa terre de Ste-Agnès, sa femme est morte là aussi. Mon père est mort à 78 ans et 2 mois, à St-Stanislas où je restais dans ce temps-là, il était venu avec moi, j’ai ouvert ça moi St-Stanislas. Je vais vous dire les noms des frères et sœurs de mon père, il y avait Joséphine, Lydia, Joseph mon père, Boise, Aimé et Mise, je l’ai toujours entendu appeler comme ça, c’était peut-être Arthémise aussi. Mon père Joseph était marié à Laure Tremblay. Joséphine a marié Zamin Boudreault, mon parrain. Lydia a marié Elzéar Lavoie. Boise ou Ambroise a marié Emma Simard. Aimé à Agnès Lavoie. Mise ou Arthémise à Augustin Simard, c’était tout du monde de Ste-Agnès, des cultivateurs.
J’me rappelle quand j’étais ben jeune, les vieux de la maison chez mon grand-père, où je restais, partent pour se promener au Grand Fond qu’on appelait ça, c’est dans Charlevoix, ils allaient voir les parents Harvey du bord de ma grand-mère, ils partaient pour une couple de jours. Chez mon oncle Augustin dans ce temps-là, ils étaient 7 frères, des garçons de mon oncle Augustin Simard, qui était marié à ma tante Mise là. Ils parent deux voitures, des « quatre roues », ses petits garçons arrivent chez nous et me disent viens on va aller battre au fleau, j’avais une dizaine d’années, on se mettait 5 ou 6 avec une « battée », quand notre battée a été finie, on pousse la paille dans un coin et le grain de l’autre, le plus vieux de mes cousins a dit : Donne de la paille aux moutons, c’était l’hiver, on donne de la paille aux moutons, Alfred était plus jeune que son frère Gloria, mais Gloria, pour rire on l’appelait « Beauria » parce qu’il était jumeau et il était plus gros et plus grand que nous autres, pour lui donner la volée, on se prenait son jumeau et moi mais quand il pouvait nous pogner seul, c’est nous autres qui mangeait la volée comme de raison.
Alfred lui dit écoute Gloria, tu devrais prendre le demi-minot et aller à travers les moutonnes et faire face au bélier, ce bélier là était malin, il « tocait » dans la porte de la grange et elle était toute fendue par lui, à force de le faire frapper dedans avec sa tête. Toujours que mon beau « Beauria » prend le demi-minot, se le met sur la tête et part à quatre pattes à travers les moutons, nous autres on est dans la porte de la grange et on rit, tout-à-coup le bélier part à reculer en montant sur la falaise de neige pour se donner un élan, les moutonnes lui clair son chemin, il part à la course et il arrive « bang » dans le fond du demi-minot… notre beau gloria reçoit le coup sur la tête qu’il s’était fourrée dans le demi-minot, on entend « han » et le v’la sur le dos les quatre pattes en l’air.. nous autres on riait pu et on est allé le ramasser, il avait presque perdu connaissance on a ben ri après. On lui en faisait du mal parce que lui quand il avait sa chance i ne nous manquait pas non plus, il nous a dit vous ne me ferez pu faire des affaires de même vous autres bande de fous, on lui a dit c’est toi qui a été le plus bête tu devais ben savoir que le bélier allait venir te sonner, quand on a vu qu’il n’avait pas trop de mal, on a eu du fun vous comprenez.
Dans l’automne de la grippe espagnole, c’était en 1918, j’étais venu prendre une terre à ferme de David Philippe de la Pointe-Bleue, mon père était monté au Lac St-Jean avec nous autres on est resté là à peu près un an, pendant ce temps-là, avec mon frère Joseph et mon beau-frère Idola Simard, on est monté à St-Stanislas, ma femme était resté à la Pointe Bleue avec les enfants et mon père, on a pris les lots du Gouvernement, on en a pris un pour mon père aussi. Quand on est arrivé là, on appelait ça « La Carpe », il y avait déjà des colons d’établis là, il y avait les Lefèbvre, Antoine Doucet, un Gaudreault, il s’appelait Joseph je pense, il avait un garçon qui s’appelait’ « Quessy » et une fille je pense, je l’ai bien connu ce Gaudreault là, mais dans le moment je suis un eu mêlé dans ça, il y avait aussi le père Duchesne, en tout cas, ils étaient 4 installés dans le rang de la carpe. Nous autres on s’est installé dans le rang 8 et 9, c’est là que ma maison est encore, c’est un de mes garçons qui reste là à présent. Quand on a été arrivé sur nos lots à St-Stanislas, il n’y avait rien de faite, pas de terre, pas de chemins, aucune sortie pendant 2 ans.
Pendant que j’étais malade à St-Stanislas, ma femme avait pris la grippe aussi, à la PointeBleue, Roland était tout jeune dans ce temps là, et elle le nourrissait, les femmes nourrissaient leurs bébés dans ce temps-là, si elle n’avait pas fait ça, elle serait morte que le docteur a dit, après qu’elle a été très malade, ses cheveux sont tous tombés. Avant de partir pour mon 1er voyage à St-Stanislas, j’avais été travaillé à St-André à la construction du chemin de fer, ma femme était pas mal, ca fait qu’on s’est préparé avec Joseph et Idola et on est monté à St-Stanislas, et je suis venu la chercher à la Toussaint.
N.B. Cette belle causerie s’est terminée ainsi parce qu’il arrivait de la visite chez M. Girard. Je devrai y retourner pour continuer cet entretien à la prochaine occasion.
M. Girard a passé plusieurs années à st-Stanislas, venat de Charlevoix. Sa femme étant décédée depuis plusieurs années, il a marié Mme Vve Philippe Hébert de Dolbeau, où il demeure toujours. Ces notes enregistrées le 29 août ont été transcrites le 15 septembre 1972 par J. Emile fortin, 126, boulevard, Dolbeau.
MÉMOIRES DE VIEILLARDS, V. 4, P. 441-447
Mémoires de M. Philippe Girard de St-Stanislas né à ste-Agnès, le 5 janvier 1982. Notes prises par J. Emile Fortin de Dolbeau, le 29 août 1972. 




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